Éléphant seul sur un arbre

Comment retrouver votre confiance en vous ?


Développement personnel
Christophe Alvarez

Dans les moments de nécessaire réflexion et d’introspection que nous impose parfois la vie, il peut nous arriver à tous de faire le constat suivant :

Nous rêvons de vrais changements positifs dans le cours de notre vie mais nous restons scotchés sur la ligne de départ malgré les multiples  « bang ! » du pistolet. Alors même que notre vie ne nous convient pas vraiment, nous préférons nous y complaire plutôt que de nous donner les moyens d’être en harmonie avec nous-mêmes.

C’est fou, non, d’accepter la cohabitation avec ce sentiment sournois par simple immobilisme ? Mais celui-ci présente d’autres facettes que vous connaissez bien:

  • La peur de ne pas être à la hauteur de vos ambitions.
  • La peur de décevoir, de vous décevoir.
  • La peur de transgresser les principes de votre éducation, de bousculer ou même réfuter les modèles transmis par vos parents et la société au sein de laquelle vous avez grandi.
  • La peur de quitter les échecs ou les malheurs, qui donnent une certaine valeur aux yeux des autres.

Ces modèles sont complexes, de nature psychologique et physique. Vous pensez probablement que vos parents – et peut-être même vos professeurs – avaient raison, de par la place qu’ils occupaient dans votre vie et votre éducation. Par conséquent, vous vous êtes destiné à demeurer en retrait de vos rêves, à la traîne de votre réussite, doutant de vous comme des autres, voué à croire que la vie est difficile et l’optimisme réservé à quelques extatiques ébahis. Ainsi, depuis toujours puissamment imprégné, vous utilisez par mimétisme des mots, des tournures de phrase, ou reproduisez des postures, des gestes qui étaient les leurs lorsque vous étiez enfant. Il est certain qu’à force de marcher à quatre pattes de génération en génération, on finit par modifier son centre de gravité. Avant d’accéder à la liberté et au bonheur, nous passons pour la plupart d’entre nous par cette étape de construction qui consiste à faire comme ou contre nos parents.

La période durant laquelle le parent est vu comme référent absolu doit être une transition vers la véritable transformation pour rejoindre l’enfant libre que vous étiez.

Cette seconde naissance n’est envisageable qu’à la condition de déposer votre part d’héritage, sans pour autant renier votre histoire, pour enfin déployer vos ailes. Là est le principal obstacle à votre bonheur : la crainte de vous défaire des empreintes qui ont modelé votre corps et votre âme, pour vous diriger en autonomie vers la terre vierge de votre épanouissement. Ainsi qu’il est difficile de quitter son canapé et son paquet de chips pour se préparer à courir le marathon de Chicago, renoncer à ses habitudes douillettes et à ses schémas de pensées protecteurs requiert une bonne dose de courage.

 

Tout changement profond s’accompagne d’une période de transition inconfortable :

Oui c’est vrai que le changement entraîne de l’inconfort, mais reconnaissez qu’il vous est déjà arrivé de vouloir rester dans votre lit et qu’en sortir vous a permis de vivre une journée exceptionnelle !

Votre vie d’aujourd’hui représente votre lit à l’heure où le réveil sonne… Et le réveil vient justement de sonner !

Sortir de votre zone de confort est le prix à payer sur le chemin de votre développement personnel et de votre progression. Connaissez-vous le paradoxe du bourdon ? Cet insecte n’est en théorie pas en capacité de voler. En le faisant, il défie toutes les lois de l’aérodynamique. En effet, la surface de ses ailes est de 0,7 cm² pour 1,2 gramme de poids de corps. La taille de ses ailes, sa surface alaire, son propre poids… tout cela conjugué devrait en toute logique le clouer au sol. Le vol du bourdon demeure un mystère, même pour la NASA qui s’est penchée sur cette énigme sans arriver à l’élucider. La seule explication proposée faute de mieux peut sembler cocasse : il vole parce qu’il ne sait pas qu’il ne peut pas voler… Le bourdon est à ce titre devenu le champion toutes catégories dans la pratique de la confiance en soi ! À la manière du bourdon, ignorez les lois que l’on vous a dictées dans l’enfance, quelles que soient leurs origines.

Il y a une chose formidable que vous devez savoir : même si le changement qui conduit au succès est un long processus fait de douleur, de travail et d’acharnement, les premiers résultats sont visibles immédiatement, c’est-à-dire à la seconde même où vous l’aurez décidé !   

Mais « Prendre le risque d’être heureux n’est-ce pas renoncer à tous les bénéfices secondaires de l’état d’être souffrant ? »[1]. Cette prise de risque, la confrontation à ses peurs, cet état d’inconfort transitoire, seront à l’origine d’une refondation basée sur la connaissance de soi et l’honnêteté vis-à-vis de soi-même. Cette refondation, guidée par la recherche de la vérité, permet à chacun de devenir responsable de sa vie, c’est-à-dire acteur, et non pas victime.

Ce sujet essentiel est parfaitement illustré par le poète britannique William Ernest Henley (1849-1903). Il est l’auteur du poème favori de Nelson Mandela qui l’avait gravé sur les murs de sa prison :

« Depuis l’obscurité qui m’envahit,

Noire comme le royaume de l’enfer,

Je remercie les Dieux quels qu’ils soient

Pour mon âme indomptable.

Dans l’étreinte féroce des circonstances,

Je n’ai ni bronché ni pleuré

Sous les coups de l’adversité.

Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.

Au-delà de ce monde de colère et de larmes,

Ne se profile que l’horreur de la nuit.

Et pourtant, face à la grande menace

Je me trouve et je reste sans peur.

Peu importe combien le voyage sera dur,

Et combien la liste des châtiments sera lourde,

Je suis le maître de mon destin,

Je suis le capitaine de mon âme ».

Le mensonge peut tromper les autres un certain temps, mais il ne vous trompe jamais vous-même. Il est vital de connaître vos points forts comme vos points faibles, vos domaines d’excellence, de médiocrité, vos lacunes, d’identifier les situations d’alerte et les comportements risqués, et pour finir de définir vos objectifs.

Lorsque vous avez appris à faire du vélo, il vous a fallu une sacrée dose de confiance et d’audace pour parvenir à avancer en équilibre sur ce cadre doté de deux roues ! Si vous deviez entreprendre cet apprentissage à un âge avancé, il y a fort à parier pour que vous choisissiez la marche par crainte de vous briser le cou, ce qui vous priverait de l’ivresse de la vitesse et des caresses du vent. Pour éprouver cette sensation de liberté, le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ? Plus simplement encore, si vous deviez apprendre à marcher aujourd’hui, peut-être seriez-vous condamné à ramper sur le carrelage de votre cuisine ? Pour cela aussi, et je dirais même surtout pour cela, il faut de la confiance, de l’audace et de l’optimisme afin de défier les lois de la pesanteur. En bref, il faut y croire !

Ceci peut prêter à sourire, mais résume très justement votre état d’esprit lorsque, petit enfant, vous n’étiez submergé par aucun contrôle sociétal ou parental. Alors qu’il quittait la maison pour rejoindre l’école, chaque enfant a entendu ses parents le prémunir contre les dangers du dehors. Lorsque la mise en garde émane de personnes qui comptent le plus au monde pour vous, vous ne doutez à aucun moment ni de leur amour ni de leur jugement. Il est cependant avéré qu’un tel climat d’insécurité marque l’adulte que tout enfant est destiné à devenir. Loin de moi l’idée d’alimenter une quelconque rancune à l’encontre de parents (trop) aimants, mais force est de constater que le remède est pire que le mal. Rien ne vaut la confiance accordée, qui n’ôte pas la prudence raisonnable, sans toutefois faire des signes de croix et réciter des prières à tout-va ! La peur résulte avant tout de notre éducation : héritage de nos parents, de nos professeurs et même du milieu social, elle s’est infiltrée dans les moindres replis de nos âmes, faisant de nous des êtres craintifs. Le dicton populaire, qui énonce que « La peur n’évite pas le danger », illustre très justement pourquoi il est préférable de rester maître de soi pour affronter les situations de la vie.

La peur est mauvaise conseillère et s’applique sournoisement à concrétiser son propre objet. La situation qui en découle est à la fois classique et paradoxale : se sentir soulagé par la concrétisation de circonstances redoutées et dont la crainte croissante était devenue insupportable. Ce sont les fameux « Je te l’avais bien dit ! » ou encore « J’en étais sûr ! » qui traduisent un sentiment de soulagement mêlé de fatalisme. Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve en est la parfaite illustration.

Vous êtes le fruit de l’éducation reçue de vos parents, elle-même imprégnée de celle dont ils ont hérité. Ce legs vous a façonné, c’est la raison pour laquelle vous avez le sentiment de ne pouvoir vous en défaire. Cette mémoire transgénérationnelle, qui vous enveloppe comme une seconde peau, n’est cependant pas une prison aux murs infranchissables. Il n’y a pas de fatalité en la matière à partir du moment où un travail d’archéologie familiale est entrepris pour en prendre conscience.

Ainsi, par exemple :

  • Vos parents vous témoignaient peu d’affection démonstratrice ? Vous risquez alors, tout au long de votre vie, de ne pas supporter les marques d’attention qui vous paraissent imméritées ou infondées.
  • Votre père ne vous regardait pas, absorbé par ses affaires ? Vous risquez alors, arrivé à l’âge adulte, de vous complaire dans ce sentiment de sécurité apporté par les maladies, car c’est uniquement quand vous étiez malade que vous captiez son attention.

Vous, tout comme moi et chacun d’entre nous, êtes dépositaire du vécu d’autres personnes significatives dans votre évolution. Votre conscience s’est façonnée au rythme des relations nouées avec elles, et vous vivez ainsi sans cesse les répétitions et les représentations de la même pièce de théâtre jouée dans votre enfance. Au fil du temps, vous maîtrisez mieux votre rôle… à moins que ce ne soit lui qui finisse par vous posséder et vous duper. Vous pensez changer alors que vous jouez simplement un autre personnage de la même pièce, tour à tour Tartuffe ou Orgon ! Vous interprétez depuis toujours la même œuvre, modifiant parfois les angles de vue, sans jamais rien changer à l’intrigue, aux décors ni au dénouement. À l’instar de Tartuffe l’imposteur, ou d’Orgon l’hypocrite rejetant son fils, la pensée négative peut se développer tel un cancer et vous amener à un état de maladie ou de dépression, puis à une totale perte de confiance en vous et en les autres.

Vous seul êtes responsable de votre destin, et chercher des excuses dans l’enfance est inutile pour bâtir votre avenir. Vous seul êtes le responsable de votre vie et pouvez décider de la transformer.

Vous savez désormais que la confiance est un état d’esprit qui résulte de la compréhension de votre passé, qui apparaît tel un feu que vous auriez patiemment circonscrit pour mieux l’atteindre et le maîtriser. Les connaissances ainsi que l’expérience acquise permettent également de forger un solide sentiment de confiance en vous. La lecture d’ouvrages peut donc également vous aider dans cette démarche essentielle à votre développement personnel.

Alpha and You® développe précisément ce thème crucial de la Confiance dans le chapitre 3 de son livre-événement LIBÉREZ VOTRE FUTUR ® ! Plus qu’un livre de développement personnel, cet ouvrage constitue un véritable discours de Coaching au service de votre épanouissement. Il vous accompagnera utilement tout au long de votre chemin de vie.

C’est la confiance qui permet de marcher et de faire bien davantage que toute réflexion raisonnée. Il y a un moment pour agir. En cultivant et développant votre capital-confiance, vous vous autoriserez tous les succès. Émancipez-vous du regard des autres, et ne construisez plus votre comportement sur les réactions que vous souhaitez susciter chez eux.

Faites-vous votre propre opinion  !

[1] Catherine Bensaid, auteur et psychiatre française née en 1950.

 

Nous préparons déjà un prochain article à votre intention. Au plaisir de vous retrouver bientôt.

(Covid-19 / 18 mars 2020)

En attendant, respectez les consignes du gouvernement et restez chez vous.  Prenez soin de vous pour mieux prendre soin des autres !

Christophe ALVAREZ et Agnès PIERRE

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